CHATEAU HÔTEL SAVIGNY
6 rue du Château
86140 Savigny sous Faye
Français
 
Témoignages  d'autrefois
 
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Carte postale de 1913
 
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En 1937 lors de la venue d'une jeune femme de l'Irlande indépendante désirant apprendre le français
 
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Journal de voyage
 
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Mini fortin d'époque médiévale avec puit, meurtrières et pont levis.

Partiellement détruit, subsistant  dans les bois à proximité de l'entrée du domaine mais invisible  au premier coup d'oeil du visiteur.
 
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Chateau d'eau permettant l'alimentation en eau courante du chateau par gravité.

Une pompe à éolienne alimentait le chateau d'eau au départ d'un puit situé de l'autre côté de la route.
 
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Les dépendances avec les écuries, les greniers à foin

et les anciens 'logements' du personnel. Le tracteur a remplacé les chevaux pour les travaux agricoles

mais les boxs et les descentes de fourrage subsistent.

 
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Moyse Emile de Cougny fait construire le château de Savigny-sous-Faye de 1830 à 1840. De style Renaissance, le château présente certaines similitudes avec le château d’Ussé, dit «château de la Belle au bois dormant».

Moyse Emile et son épouse Marie-Adèle ont 3 filles : Jeanne Anna Marie, Thérèse Henriette et Maria Emilie. Moyse Emile décède en 1895 et, le 18 décembre 1911, en l’absence d’héritier mâle, sa veuve et ses filles vendent le château à leur neveu/cousin, le baron Henri Emile Pierre de Cougny Prefeln. Ce neveu/cousin est le fils du frère de Moyse Emile, Armand de Cougny, époux d’Henriette Goupil de Prefeln, fille du baron Goupil de Prefeln originaire de Normandie. Décédé en 1847, le baron Goupil de Prefeln n’avait laissé aucun descendant mâle et sa seule fille, Henriette Goupil de Prefeln, ne pouvait hériter du titre.

En 1887, le fils d’Armand et d’Henriette, le baron Henri Emile Pierre (né en 1862) dépose auprès des autorités une demande visant à rétablir le titre de baron et le nom de Prefeln de son grand-père. Les autorités accèdent à sa demande. Quand il rachète le château à sa tante et à ses cousines, le baron Henri Emile Pierre de Cougny Prefeln est à la tête de la cavalerie de Lyon et chevalier de la Légion d’honneur.

Vers 1912, le baron de Cougny Prefeln fait construire la tour carrée (à l’arrière du château, côté ouest) pour abriter l’escalier de service. Il l’agrémente d’une horloge sous une tête de moine et d’une devise en vieux français : «A Toute heure paater A cueteme Parer» (A toute heure un problème, avant l’ultime trépas). Cette devise n’est donc pas des plus gaies ! Il ajoute également une autre petite tour carrée de l’autre côté du château (à l’arrière, côté est).

De nouvelles armoiries associant les armoiries des deux familles, Cougny et Prefeln, sont créées. Le premier quartier et le quatrième proviennent de la famille Cougny, le deuxième et le troisième de la famille Prefeln.

Le baron Henri Emile Pierre épouse Jeanne Julie Marie Bonneau du Chesne de Beauregard et ils ont un fils, Pierre François de Cougny, qui deviendra médecin.

Pierre François épouse Claudia Barropuand et ils ont une fille, Jacquette Marie Antoinette, en décembre 1923. Le hêtre pourpre situé sur le côté du château est planté l’année suivante par les grands-parents pour commémorer la naissance de leur petite-fille.
Jacquette Marie Antoinette épouse Louis Albert Charles de Moussac et ils ont quatre enfants. Le blason vierge sur le côté du château était destiné à recevoir les armoiries de Jacquette Marie Antoinette, mais elles ne furent jamais apposées.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château est occupé plusieurs mois par des officiers allemands. La famille doit alors déménager dans les dépendances. En 1944, une famille ayant fui la Normandie séjourne quelques temps dans les dépendances (après le départ des Allemands, bien sûr), la femme étant sur le point d’accoucher. Elle donne probablement naissance à un garçon. En 2002, un homme s’est en effet présenté au château, expliquant qu’il y était né pendant la guerre alors que ses parents étaient en fuite pour échapper aux Allemands. Les réfugiés avaient inscrit leur nom sur le mur de la pièce qu’ils occupaient dans les dépendances. Ces noms sont encore lisibles aujourd’hui.

Au fil des siècles, la famille Cougny s’est enrichie de maints ancêtres importants et illustres, tel Jean-Gustave de Cougny, né en 1815 à Chinon. Résidant au château de la Grille, au vignoble réputé, il fut président de la Société Française d’Archéologie et contribua également à l’organisation des travaux de construction du château de Savigny pour le compte de Moyse Emile de Cougny. Il est l’auteur de nombreux livres et articles consacrés à l’histoire de Chinon, à l’architecture, aux antiquités et à l’archéologie. Les Amis du Vieux Chinon ont rendu hommage à Gustave de Cougny en plaçant son portrait dans leur musée et en donnant son nom à l’une de leurs salles.
Au 17e siècle, la famille Cougny compte parmi ses membres des avocats au Parlement de Paris, ainsi que des membres du gouvernement et des nobles au service du roi. C’est une famille de noblesse française très ancienne, qui comporte de nombreuses branches.
A la mort du baron de Cougny Prefeln en janvier 1943 à l’âge de 80 ans, sa veuve, de même que sa petite-fille Jacquette Marie Antoinette, l’époux de celle-ci et leurs enfants continuent à habiter au château. Les quatre enfants de Jacquette Marie Antoinette naissent d’ailleurs au château. En 1965, la famille décide de le vendre.

La famille Cougny habitait au château depuis plus de 125 ans.

Le château est vendu le 1er septembre 1965 à un couple de Parisiens, qui s’y installent avec leur fils pour y passer leur retraite. Ils conservent le château jusqu’en 1989, le revendant le 30 juin à des Anglais qui ont passé 15 années à le transformer en hôtel de luxe.

A l’origine, la quasi-totalité des terres de la région de Savigny-sous-Faye appartenait à la famille Cougny, mais au fil des années, certaines de ces terres ont été vendues et le château se trouve aujourd’hui dans un domaine de 18 hectares de parc et de bois.
 
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Quand le passé rejoint le présent...

Les initiales du premier propriétaire sont les mêmes que celles du propriétaire actuel.

Elles sont peintes au dessus de la cheminée du salon dit "le fumoir".

 

A noter bien sûr que l'on ne fume plus à l'intérieur du château

même si le nom du salon a été conservé

 
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La devise du chateau.
Inscrite au dessus de la cheminée du grand salon

 "Non inferiora sequuntur"

Traduction : Ceux qui suivent ne sont pas inférieurs,

sequuntur étant la 3ième personne du pluriel du verbe suivre.

 

 

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